Sélectionner une page

test Aarke Carbonator III 3 Review
J’ai toujours eu tendance à penser que l’utilisation de machines sodastream remplaçait la pollution de milliers de bouteilles en plastique par la pollution de centaines de machines en plastique cassées… Pas sûr que la planète y gagne à la fin. D’où l’idée de tester le carbonator 3 de Aarke, une machine à gazéifier son eau à la fois élégante et presque entièrement construite en métal.

test Aarke Carbonator III 3 Review
Design
Avec son Carbonator (ici en version 3), Aarke a visé un design au plus simple : un socle avec bac d’égouttage, un tube vertical qui abrite la cartouche de gaz et une tige d’injection avec un pas de vis au standard Sodastream. Difficile de faire plus simple.
Ce qui est intéressant, c’est la construction de l’engin : quasiment intégralement métallique, il n’y a que le pas de vis (dommage) et le joint (évidemment) qui sont en plastique. A priori, le Carbonator devrait durer longtemps, en plus de ne pas faire tâche sur votre plan de travail. Car l’autre avantage de ce produit, c’est la vaste gamme de couleurs et matières disponibles : j’ai opté pour un très fashion cuivre (qui s’approche plutôt d’un coloris or rose que d’un vrai cuivre, mais c’est un aprfait rappel de l’enceinte Bang & Olufsen A9 en or rose sur le mur de la cuisine. Vous pouvez comme moi la jouer bling bling rétro avec des coloris métalliques (acier brillant et or sont disponibles en plus du cuivre) ou plus sobre avec des coloris plus discrets (noir et blanc brillant) ou une finition noire matte grainée belle comme un appareil photo.

Il y a un côté très écologique à ces appareils : ils n’ont besoin d’aucune source d’énergie pour fonctionner, et ça fait plaisir un appareil utile qui peut se placer partout, sans fil ou sans pile, non? Je vous vois déjà, viles constructeurs asiatiques, à penser à un module Bluetooth pour un gazéificateur connecté!! Oubliez tout de suite vos projets ! Ah et puisqu’on parle d’écologie, Aarke veut vraiment que vous utilisiez son Carbonator III pendant longtemps : sous la base est caché un joint de secours pour le jour où le joint d’origine aura rendu l’âme. Pratique, malin et sympathique.

Un défaut? Oui, avec son design ouvert, le Carbonator III n’est pas compatible avec les bouteilles en verre (si jamais le verre ne supportait pas la pression, la bouteille exploserait devant vous, ce que vous n’avez pas envie d’essayer). Il faudrait un look beaucoup plus massif doté d’une enceinte fermée si vous vouliez pouvoir remplir des bouteilles en verre. Je comprends ce choix du look longiligne façon tireuse à bière

Selon Aarke, chaque élément du design du Carbonator a un aspect fonctionnel, ce qui va jusqu’à l’étiquette métallique avec le nom de la marque : elle serait là pour verrouiller le tube qui draine l’eau en excès jusqu’au bac de récupération. C’est ce qu’on appelle un bon design fonctionnel et sans artifice.

Performance

J’étais conscient que mon utilisation d’eau en bouteille n’était pas très écologique, mais je continuais à acheter des bouteilles d’eau gazeuse, parce que mon expérience de Sodastream dans ses premières générations m’avait convaincu de la meilleure qualité de la bulle chez Perrier, Carola ou San Pellegrino. J’avais toujours l’impression que ces machines ne pouvaient créer qu’une petite effervescence façon aspirine (ou comme sur les fontaines à eau d’entreprise avec fonction « bulles », si vous connaissez)… Mais en fait j’ai découvert plus tardivement qu’en insistant un peu, on peut si on le souhaite faire de la « vraie » eau gazeuse si la machine supporte un minimum la pression.
Et justement, entre sa construction métallique et sa grande poignée de commande, on peut doser le niveau de gazéification de l’eau à la perfection sur le Carbonator 3.

« L’installation » de la machine est ultra simple : on la retourne, on insère une cartouche de gaz au standard Sodastream qu’on visse à fond, et la machine est déjà fonctionnelle. En ces temps de produits connectés à brancher, charger ou bidouiller en bluetooth, ça fait plaisir de se retrouver avec un objet 100% mécanique! Ensuite, il suffit de de visser une bouteille (bouteille Aarke ou bouteille Sodastream, le pas de vis est le même) sur la tête du Carbonator, et c’est parti.

Le grand levier est un plaisir à utiliser : vous l’abaissez à fond pour une grosse dose de CO2, ou vous vouvez aussi y aller plus doucement (en fin de remplissage par exemple). Il y a un vrai côté tireuse à bière assez addictif! Si vous avez déjà essayé le fragile bouton rond d’une sodastream, ça n’a rien à voir!
Une soupape de sécurité se déclenche si vous êtes un peu trop optimiste dans votre lâché de gaz, mais vous pouvez toujours ajouter un soupçon de gaz en plus une fois la soupape reposée, Aarke préconise de ne déclencher la soupape que 3 fois au maximum, ce qui est largement suffisant (à la 3ème fois vous aurez une eau aussi pétillante qu’un soda). Cela vous permettra d’obtenir un niveau de gazéification à votre goût, que vous soyez amateur de fine effervescence ou de grosses bulles.

Il y a juste un truc qu’il ne faut pas faire avec ces machines, c’est gazéifier autre chose que de l’eau : si vous voulez parfumer votre eau, ça se fait après. Pourquoi ? Parce que si vous le faites avant, l’eau en excès qui s’échappe toujours un tout petit peu via la soupape ne sera pas « propre » et donc va salir le mécanisme avec à terme des dysfonctionnement ou de jolies moisissures dans des parties inaccessibles de la machine. Heureusement rien ne vous empêche de faire des mélanges après… A vous les Spritz!

Conclusion
Pour faire simple : je n’ai plus besoin d’eau en bouteille. Aarke a réussi son coup : le Carbonator 3 a vraiment de la gueule et ne dépareille pas dans une cuisine élégante tout en assurant sa fonction sans souci et de façon assez ludique, jusqu’à vous faire de l’eau ultra pétillante façon soda si vous le souhaitez.
Avec sa construction faite pour durer, vous ne devriez pas avoir à changer de machine avant une quinzaine d’années, voire beaucoup plus, un horizon que les machines à gazéifier bon marché ne verront sans doute que rarement. Et le jour où vous l’aurez détruite, si ça arrive, le métal se recycle mieux que le plastique. Donc on peut vraiment parler d’un meilleur impact écologique.
Après, on ne va pas se mentir, vous ne réaliserez pas d’économie sur vos bouteilles d’eau avant un long moment : la machine Aarke la moins chère est vendue 199€ ce qui représente l’équivalent de 400 bouteilles de Perrier, à raison d’environ 0,5€ par bouteille en pack de 6, et sans compter le coût de l’eau du robinet mais surtout celui des cartouches de gaz ! Si l’on est un gros consommateur d’eau gazeuse, il n’est tout de même pas impossible de rentabiliser cet achat. Dans tous les cas la planète devrait y gagner avec votre diminution de déchets plastiques, sauf les carafes qui ont une durée de vie de 3 ans (après une certaine durée le plastique s’use et se retrouve dans votre eau).

Les + :
+ Allure ultra sobre
+ Construction 100% métallique, à priori durable
+ Beaucoup de (belles) finitions au choix
+ Ultra simple à utiliser
+ Possibilité de bien doser le niveau d’effervescence
+ Compatible avec les cartouches et carafes Sodastream
+ Emballage presque entièrement en carton, il ne reste qu’un fin sac plastique sur le Carbonator et sur la carafe.

Les – :
– Pas compatible avec des bouteilles en verre, et c’est un vrai problème car vous continuez à utiliser du plastique
– Si votre eau du robinet n’est pas bonne ça ne changera pas son goût, vous resterez attiré par l’eau en bouteille
– Designed in Sweden mais made in China
– Pas de carafe de plus d’un litre