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Peu de roadsters ont autant fait parler d’eux que le petit Tesla Roadster. Alors pour tester si le buzz est mérité, rien de mieux que diisign.com, et l’une des pires villes automobiles : Paris!

Alors c’est elle. Elle trône là, avenue Kleber, juste devant le minuscule flagship store français de Tesla. Petite, basse, fluo. La Tesla Rodster 2.5 sport est devant mes yeux. Je ne la trouve pas spécialement belle. Mais elle a du charme, ce charme inimitable dégagé par les minuscules roadster comme les Lotus, dont cette Tesla reprend le chassis.
Alan nous donne les clés, nous explique comment démarrer, comment ouvrir et fermer le coffre… Rien de bien compliqué, seulement quelques astuces à connaître, le genre de choses qui font que l’on se rappelle au quotidien qu’on a vraiment pas la voiture de monsieur toutlemonde. Un seul regret, personne n’a sur lui la clé six pans nécessaire pour retirer le hard top en carbone. Le soleil brille, pas un nuage, mais nous conserverons le toit au dessus de nos têtes pour cet essai. Moins fun, mais au moins on saura si mes 1,95m peuvent tenir dans un habitacle si petit.
C’est parti, on se faufile au chausse pied, presque couchés, au ras du sol. Le test peut commencer.
Premier feu rouge. Première tentative d’essorage de l’accélérateur, et première fois que nous avons la sensation de sentir notre colonne vertébrale s’enfoncer dans le cuir des sièges. Quel pied! Avec un 0 à 100km/h abattu en seulement 3,8s, cette voiture a le pouvoir de laisser sur place à peu près tout ce que vous croiserez sur votre route. D’accord, cette prodigieuse accélération ne dure pas très longtemps, et la bombinette électrique se fait battre en vitesse maxi. Mais vous ne vous en rendrez jamais compte : on ne vit pas dans un pays libre.

Autant le dire tout de suite, chaque feu rouge a été l’occasion de réitérer cette sensation. Oubliées les citadines électriques : Tesla nous prouve que le plaisir ne dépend pas de la motorisation. C’est même une nouvelle forme de plaisir : accélérations fulgurantes, mais aucun bruit, et la satisfaction de se dire que – pour le moment – le plein ne nous a presque rien coûté.

Une seule vitesse, deux pédales, le couple maximum disponible à chaque instant : cette voiture se conduit comme un jouet. En parlant de jouet, le petit écran placé entre les deux sièges permet d’afficher les mesures de puissance consommée, histoire de jouer au conducteur le plus doux, ou au contraire d’atteindre les plus gros pics d’énergie.

Si vous trouvez que c’est trop facile à conduire, le roadster peut vous donner du fil à retordre d’un simple appui sur le bouton TC (Traction Control, caché sous le frein à main) : une fois désactivé, le tempérament est plus joueur et vos notions de pilotage seront utiles… En résumé, tous les modes de jeu sont possibles avec cette petite Tesla.


120000€ c’est cher? Très cher même, mais on en reparlera le jour où l’essence sera à 5€ le litre… Aujourd’hui, être propriétaire d’une Tesla Roadster, c’est quasiment la seule façon d’allier plaisir et écologie.


Bien sûr, tout n’est pas parfait dans ce Roadster. Vous voulez quelques points négatifs? Il y a de quoi remplir des pages :
Le coffre est minuscule, la place est réduite, l’autonomie est censée atteindre 350km si vous roulez sagement, mais le Roadster sport vous crie d’oublier votre côté sage… Si vous mesurez plus de 1m90, vous pouvez commander les clignotants avec vos genoux, la finition n’est pas exactement ce qu’on est en droit d’attendre d’une voiture à plus de 100000€, et puis la Lotus équivalente vaut quasiment 3x moins chère… En résumé, cette voiture n’a rien de rationnel : on l’adore.