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test fitbit sense essai review montre connectée
Un capteur d’activité complet (pas, calories, étages montés) de fréquence cardiaque, une mesure de l’électrocardiogramme, de la température de la peau ou encore une mesure du taux d’oxygène dans le sang, et même une indication de votre niveau de stress… Ne cherchez pas, aucune montre connectée n’offre autant de capteurs que la Fitbit Sense, tout ça dans un boîtier discret et élégant avec une autonomie très correcte. Pas étonnant qu’il fallait qu’on teste ça sur diisign.com.

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Design
La Fitbit Sense évolue légèrement par rapport à la Fitbit Versa (mes commentaires sur le design concernent aussi la Versa 3 qui n’est rien d’autre qu’une Sense dotée de moins de capteur) : le boitier est toujours aussi compact et fin (40,08mm de côté et 12,35mm d’épaisseur) , mais il n’est plus complètement carré, il adopte ce qu’on appelle en horlogerie une forme « coussin » puisque tous ses côtés sont légèrement arrondis. L’écran remplit assez bien la face avant (il reste une bordure d’environ 4 mm) et n’est pas carré mais suit exactement les contours du boîtier. Cet écran est protégé par une vitre en Gorilla glass 3, elle-même entourée d’un cadre en acier qui sert d’électrode pour certaines mesures.
Le dos est constitué d’une plaque métallique (encore une électrode) et de plusieurs fenêtres de mesure. Sur le côté gauche, un peut creux oblong sert de bouton tactile (qui ne m’a pas convaincu, mais on y reviendra) et sur le côté droit, une fente permet d’entendre le haut parleur, qui n’est pas activé pour le moment.
En résumé le design est vraiment réussi et c’est une vraie montée en gamme par rapport aux générations précédentes et une vraie réussite d’ajouter des capteurs sans agrandir la montre : beaucoup trop de concurrents en font beaucoup moins dans des dimensions beaucoup trop vulgaires. Et le boîtier est désormais en aluminium, bien plus qualitatif que le plastique des générations précédentes.

Du côté du bracelet, Fitbit a repris le design inventé par Marc Newson pour Ikepod et repris par Apple : une boucle en élastomère dont le bout libre se range côté peau dans une ouverture. C’est pratique pour le sport, mais si vous cherchez un bracelet un peu plus élégant, là encore Fitbit cherche à monter en gamme puisque des bracelets en tissu signés Victor Glemaud ou des bracelets tissés Pendleton sont proposés, aux côtés de bracelets caoutchouc et cuir à boucle ardillon très classiques. Ce qui est dommage c’est que le système de changement rapide de bracelet soit propriétaire, donc seuls des bracelets fitbit sont compatibles (pour le moment en tout cas).
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Puisqu’on parle de design, parlons de design digital : celui de la Sense (et donc de la Versa 3 qui partage le même écran) manque clairement de soin : si de nombreux cadrans sont disponibles car Fitbit ouvre ses portes à des développeurs tiers, peu sont vraiment de qualité, même quand ils sont payants (en général 1 ou 2$ avec une période d’essai de 24h) et il est difficile de trouver un compromis style/fonctions satisfaisant, car les informations affichées sont liées au cadran et ne sont pas personnalisables. Mon exemple personnel : j’aimerai un cadran analogique ultra sobre avec juste le nombre de pas et la météo affichés. Aucun cadran ne correspond à ça. D’ailleurs les cadrans épurés sont assez rares. J’ai trouvé un cadran tiers qui correspondait presque au besoin (avec en plus le niveau de batterie, ce qui est pas mal), mais pour 1,49$ son concepteur ne s’est pas donné la peine d’avoir un rendu visuel correct : tout était très pixellisé.

Un dernier mot concernant le chargeur : lui aussi a changé, il est ultra compact (avec un câble court, ce que j’apprécie si on doit l’emporter en voyage), se positionne solidement dos de la montre via des aimants suffisamment puissants pour que rien ne bouge par accident, et charge via quatre petits points de contact. La charge est vraiment très rapide : il vous faudra moins d’une heure pour charger la montre à 100% si votre batterie est quasi vide, et selon Fitbit, 12 minutes de charge vous donneront une journée d’autonomie. Vraiment bien fait pour une montre que l’on doit porter jour et nuit.

Performances
Techniquement, la Sense évolue aussi par rapport à la Versa que je testais il y a deux ans : même si tout n’est pas complètement fluide et qu’il reste quelques temps de chargement un peu longs, la navigation dans la montre est plutôt agréable. Le bouton sensitif par contre m’a posé pas mal de problèmes : il s’active parfois sans le vouloir sur un mouvement du poignet, et à l’inverse, il faut parfois insister pour l’activer. En plus sa position sur le côté gauche de la montre (quand on porte sa montre au bras gauche comme la plupart des gens) n’est pas des plus pratiques.
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Musique : Fitbit accueille Spotify et Deezer. Si c’est une excellente nouvelle, n’attendez pas de pouvoir streamer de la musique sur votre montre, qui de toute façon ne se connecte qu’en wifi (pas pratique pour un footing, même si vous restez à moins d’un kilomètre de votre maison, confinement oblige). Il faut passer par une assez pénible étape de téléchargement sur la petite mémoire de la montre (4Go au total mais seuls 2,5Go environ restent disponibles). D’un côté c’est bon pour l’autonomie, de l’autre ça limite en pratique à copier une sélection de tubes qui nous aident à bouger notre popotin pendant une séance de sport, car de toute façon l’usage de la musique sur une smartwatch se limite à une sortie sportive rapide sans smartphone.

La Fitbit Sense compte bien évidemment les pas et affiche votre rythme cardiaque en continu. C’est d’ailleurs à ma connaissance la seule montre qui le fait en continu en permanence, les autres se contentant d’une prise de mesure toutes les quelques minutes et en continu quand on active un mode de suivi sportif. Hélas la montre ne fait pas grand chose de ce suivi à part des belles courbes : pas d’alerte de rythme irrégulier par exemple.
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Mesure du sommeil : au fil des années, la mesure des phases de sommeil semble s’être un peu améliorée chez tous les constructeurs. On a une estimation correcte non pas des phases précises mais des moments de réveil, pour vérifier que l’on a passé une bonne nuit. Hélas Fitbit n’a jamais ajouté de réveil intelligent dans ses montres, donc il n’y a pas de fonctionnalité pratique qui profite du suivi du sommeil.

Moniteur du stress : C’est ici qu’on s’occupe de votre esprit : la montre mesure l’activité électrodermale pendant 2 minutes et vous donne un score correspondant aux nombre de réactions électrodemrales, soit des micro variation de la transpiration à la surface de votre peau. C’est sensé être un indicateur du niveau de stress, et j’ai pu constater qu’effectivement il semblait y avoir une corrélation entre mon ressenti et les mesure. Mais très honnêtement, à part fournir un indicateur chiffré assez discutable à votre niveau de stress, j’ai du mal à voir une réelle utilité à cette fonction, car la mesure ne se fait que sur demande (il faut rester fixe pendant deux minutes avec une paume sur l’écran de la montre) et quand vous êtes stressé, vous le savez, et vous savez à peu près le quantifier. Cette fonction est donc plus marketing qu’autre chose.

Mesure de la SPO2 (saturation du sang en oxygène) : alors là, on a une fonction qui pourrait s’avérer vraiment utile en ces temps de COVID : une mesure de SPO2 faible pourrait être un indicateur d’une insuffisance respiratoire chez un patient affecté, et donc être un indicateur avancé d’une possible agravation chez un malade asymptomatique ou en suivi à domicile. Dommage! Sur la Sense, le niveau de SPO2 est bien mesuré, mais uniquement la nuit, et le seul moyen d’afficher son niveau en pourcentage d’oxygène est d’installer un cadran spécifique (il n’y en a qu’un) qui affichera ce chiffre uniquement quand la montre a détecté que son porteur dort. Dans le cas contraire, seule la variation du niveau de SPO2 est affichée. C’est rageant qu’une telle fonction soit aussi peu mise en avant!
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Température corporelle de surface : Fitbit a ajouté le capteur le plus bête et insignifiant qu’on pourrait imaginer : un thermomètre qui mesure la température de votre poignet, mais au final c’est peut-être l’un des capteurs les plus utiles. Ici encore, pas d’affichage absolu de la température (ce qui n’est pas un souci puisqu’on n’a pas de repères concernant ce paramètre), mais un affichage de son évolution au repos au cours de la nuit. Si vous portez votre Fitbit Sense au lit, vous aurez donc peut-être un avertissement précoce que vous êtes en train de couver quelque chose, COVID ou pas.

Fitbit Premium
C’est la mode, donc Fitbit s’y met aussi : proposer un abonnement premium pour plus de contenu. Vous gagnez une précision supérieure et assez inutile dans le suivi du sommeil (plutôt contreproductive : avec l’abonnement Premium, le graphique m’a affiché des dizaines de micro-éveils qui je pense ne correspondent à aucune réalité et ne sont pas là pour rassurer les insomniaques!), ainsi que des exercices et objectifs en plus pour le sport. Franchement, pour le moment cet abonnement est complètement inutile à mes yeux, vous avez sûrement de meilleurs achats à faire pour 8,99€ par mois (les 6 premiers mois sont offerts pour vous faire une idée).
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Conclusion
En plus d’améliorer son design et ses matériaux, Fitbit a ajouté énormément de capteurs dans sa montre la plus haut de gamme, et le prix s’en ressent (330€, voire 299€ en promo ici). Mais le logiciel n’est pas au niveau et cela entraîne un décalage entre le prix payé et le produit final : l’interface fait trop gadget, avec des fonctionnalités pas très utiles dans la vie quotidienne (il faut activer la montre pour tout suivi, il n’existe pas d’alertes proactives malgré tous les capteurs présents). Pour moi, tant que le logiciel ne sera pas largement amélioré, la Fitbit Sense sera un beau démonstrateur du savoir-faire technologique de Fitbit, mais une vulgaire Versa 3, qui reprend quasi intégralement le look de la Sense avec des capteurs en moins restera un meilleur choix au quotidien sauf si vous avez vraiment besoin d’un ECG ou d’un capteur de température cutanée, le tout avec un prix plus raisonnable, plus en rapport avec ses prestations (230€).

Les + :
+ Compacte et fine : une smartwatch élégante et qu’on peut porter la nuit sans gène
+ Excellente autonomie (3 jours avec écran always on)
+ GPS intégré
+ Capteur de température cutanée unique et à priori utile
+ ECG intégré
+ Deezer et Spotify (mais en stockage local)

Les – :
– Choix de cadran trop limité dans les fonctionnalités malgré un store ouvert
– Il faut que Fitbit retravaille son logiciel
– Le capteur de SpO2 nécessite un cadran dédié pour afficher ses résultats
– Capteur d’activité electrodermale finalement assez inutile
– Bouton sensitif capricieux (s’active parfois quand on n’en a pas besoin, ne s’active pas toujours quand on le sollicite)
– Toujours pas de réveil intelligent