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On connaissait Michelin pour… Leurs pneus évidemment. Alors quand on apprend que Michelin sort un système de vélo électrique, on se dit qu’il y a du pneu derrière tout ça. Evidemment, c’est le cas.


L’idée est simple : pour motoriser un vélo électrique, Michelin, en collaboration avec Wayscral (une marque de Mobivia) et Norauto, a pensé à reprendre l’idée du Solex en mettant une roue qui entraine directement le pneu. Mais là où le Solex reposait sur un système de galet sur la bande de roulement, très sensible à l’encrassement, la solution Michelin repose sur un entrainement via des dents scupltées sur le planc du pneu, avec un engrenage en position verticale pour entraîner la roue.

C’est ultra pratique car l’ensemble de la propulsion tient dans un bloc batterie+moteur au niveau du porte bagages arrière, et peut être retiré en 3 secondes pour disposer d’un vélo complètement normal quand on n’a pas l’envie ou le besoin d’assistance électrique. Et quand je dis complètement normal, c’est surtout avec un poids normal puisqu’on ne transporte ni moteur ni batterie. Le bloc moteur + batterie est d’ailleurs très léger avec seulement 3,1kg sur la balance pour une autonomie de 50km. L’assistance est forcément basique, en tout ou rien, vu qu’il n’y a pas de capteur de couple, par contre il suffit d’un coup de rétropédalage pour l’activer ou la désactiver : ça permet

L’idée de départ était de pouvoir très rapidement convertir n’importe quel vélo normal en vélo électrique avec ce module, mais hélas les ingénieurs de Michelin n’y sont pas encore parvenus… Sachant que ça reste leur objectif de développement, ça pourrait devenir un gros carton pour plaire à tous ceux qui veulent garder leur vieux vélo de ville au charme suranné mais en ont marre de pédaler. Un porte bagage qui transforme n’importe quel vélo en vélo à assistance électrique de façon réversible, ce serait un peu le graal du cycliste vintage

Le premier vélo équipé de ce système (le Wayscral Hybrid) est pratique est pas cher (999€, en vente chez Norauto), mais un peu moche il faut l’avouer, et du côté de Michelin, il présente aussi un grand avantage, puisque vous serez obligé d’acheter les fameux pneus crantés spéciaux nécessaires à la propulsion, le système étant protégé par 9 brevets : pas étonnant que Michelin souhaite réussir à proposer ce système à tous les constructeurs sans modification du cadre du vélo!