Sélectionner une page


Retour aux sources pour B&O, qui avait laissé tomber l’appelation Beolit avec les dernières radios FM portables dans les années 70. Alors qu’elles font un malheur sur les sites de vente aux enchères (preuve que la radio analogique est loin d’être morte pour le commun des mortels), l’appelation renaît avec une enceinte iPhone compatible AirPlay. Mais ce n’est pas tout. Avec ce produit, Bang & Olufsen lance une « marque fille » : B&O Play, une marque qui se veut jeune, simple et en phase avec l’air du temps. Moins technologique, moins sexy, moins show off, plus terre à terre… On va bien voir si les excellentes bases acoustiques alliées à un design plus basique et un prix (légèrement) plus accessible vont cartonner, ou pas.

La nouvelle marque B&O Play est destinée à être plus décontractée, plus aventureuse, plus réactive au niveau du design que la marque principale. Les produits B&O Play seront disponibles dans tous les Apple Store, offrant ainsi une belle visibilité à une marque assez confidentielle jusqu’ici. Une stratégie que l’on connait bien pour l’avoir vue se déployer chez B&W, une marque initialement peu connue du grand public mais dont le nom est désormais sur toutes les lèvres quand on parle de dock iPhone…

Si B&O Play devient une sorte de « design lab » de la marque danoise, on est 100% partant, puisque B&O n’a jamais suivi les tendances et a toujours su créer une voie à part, avec ce second label plus accessible, elle pourra se permettre de commercialiser des produits plus osés, avec une plus grande réactivité en terme de tendances, aussi bien visuelles que technologiques (la Beolit 12 est par exemple le premier produit B&O compatible Airplay), mais on espère avec toujours une vision très scandinave et décalée de la technologie. Avec le Beolit 12, elle se permet par exemple d’utiliser quelques codes vintage (la forme, la poignée de transport en cuir, les couleurs), une tendance qui fait vendre actuellement, alors qu’elle s’y était toujours refusée.

Enceinte en aluminium (LA matière B&O), son look me rappelle un vieux paquet de lessive Ariel, avec une sangle en cuir. Le rebord sur le dessus permet de poser son mobile. Simple et pratique, sans fioriture.
Ce design n’est pas signé par le studio David Lewis (dont le génial fondateur vient hélas de nous quitter) ou Handers Hermanssen, les stars de B&O, non, la marque a choisi une étoile montante du design danois : Cecilie Manz. C’est non seulement une designer peu connue en dehors de son pays, mais en plus c’est son premier produit technologique.

Preuve du changement de style, le site beoplay.com reprend les codes des jeunes marques d’enceintes airplay avec des graphismes façon BD, un vocabulaire et des arguments djeun’s (pour la qualité de son, on ne parle que de basses…) et une navigation dans une page unique… Rien à voir avec le site Bang & Olufsen, qui a tout du site de matériel audiophile dans son aspect vieillot (allez voir chez B&W ou chez Linn, c’est le même esprit…)
On espère que le savoir faire de Bang & Olufsen va s’entendre dans la Beolit 12, histoire de justifier ses presque 600€. Disponible en février en noir, plus tard pour les autres couleurs.

Et pendant ce temps, chez Bang & Olufsen…

Pendant ce temps, la marque Bang & Olufsen dévoile un nouveau couple télévision + enceintes particulièrement intéressant : la Beovision 12 et les Beolab 12. Pourquoi si intéressant? Tout simplement parce que c’est le grand retour chez B&O des enceintes murales, et que ces nouvelles séries 12 sont basées sur un système de réflexion du son sur le mur propre à la marque danoise. On vous en reparle quand on les aura essayé. Et pour la petite histoire, il s’agit du dernier objet dessiné par David Lewis.