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Mon test du Nikon D5100 (et la page Facebook ou le twitter de diisign accessoirement…) vous a permis de savoir que je m’étais envolé pour l’Asie. Et quitte à s’envoler, autant le faire dans de bonnes conditions. On a donc profité de la toute nouvelle ligne Francfort-Singapour de Lufthansa, en A380.
L’avion est tout neuf, il dispose d’espace et des derniers rafinements en terme de design et de confort, alors autant en profiter pour monter l’escalier qui mène à la première classe. Aller hop, je vous invite à une visite guidée très exclusive d’un espace comptant seulement 8 sièges dans un avion pouvant accueillir plus de 500 passagers…


Au bout de l’escalier, première surprise, l’espace (imaginé par le studio Priestman Goode) est très aéré, le vaste volume offert par l’A380 n’est pas cloisonné comme chez d’autres compagnies aériennes. On peut, chose extrêmement rare, partager pleinement l’expérience de la First si on voyage à plusieurs, ou tout simplement profiter du large espace sans se sentir enfermé. Mais pas d’inquiétude pour ceux qui désirent s’isoler pendant la « croisière », il suffit d’appuyer sur un bouton pour déployer des cloisons autour du siège, à la hauteur que l’on souhaite. La sensation d’espace est encore augmentée par l’absence de coffres à bagages au dessus de la tête, mais les rangements ne manquent pas puisque en plus de ceux autour du siège, chaque passager dispose de son propre espace à bagages verrouillable. Un must.

Puisqu’on parle de boutons, notons qu’évidemment toutes les commandes sont électriques, le siège évidemment, qui peut se coucher intégralement pour former un lit de 2,07 mètres sur 80 centimètres (détail particulièrement bien pensé : les accoudoirs s’abaissent à hauteur du matelas pour profiter du plus grand espace de couchage possible), mais cela va jusqu’aux hublots, dont le store est électrique. Pour compléter cet équipement, un humidificateur d’air (la First Lufthansa A380 est la première au monde à en profiter) et un éclairage doux dont la teinte et l’intensité varie en fonction de l’heure de la journée permettent d’optimiser le confort. On se croirait dans une belle chambre d’hôtel ultramoderne.

Et pour augmenter encore l’esprit raffiné des lieux, tous les matériaux sont choisis avec soin. Pas « d’aluminium aéronautique » apparent, seulement des surfaces en chêne, des détails en métal brossé, des sièges confortables en cuir ou un revêtement mural aux faux airs d’Alcantara… Le souci du détail va même jusque dans la salle d’eau, puisqu’on ne peut plus vraiment parler de toilettes (elle est divisée en deux espaces, l’un pour les toilettes, l’autre pour se changer), où le mobilier et la grande vasque rectangulaire du lave mains n’ont rien à envier à ceux d’une salle de bains terrestre, et où, comme à chaque siège, une touche d’élégance est apportée par une rose rouge dans son soliflore.

Difficile de voyager dans de meilleures conditions, puisqu’en plus de ces aménagements luxueux, et de matériaux choisis pour absorber les sons, la conception de l’A380 le rend bien plus silencieux que les appareils plus anciens. On peut donc oublier complètement qu’on est dans un avion, et profiter pendant quelques heures d’un vaste espace confortable.

On regrettera seulement l’harmonie des couleurs un peu trop allemande (différentes variation de crème, brun et gris), mais pour vous consoler, si vous avez la chance de voyager dans cet espace, dites-vous que ce genre de couleurs est parfaitement assorti à l’ambiance intérieure d’une Porsche! Ahhh, les goûts d’outre-Rhin…

De mon côté, l’expérience n’a pas duré, j’ai dû bien vite retourner dans un monde beaucoup moins luxueux… Mais par chance, j’ai pu profiter d’une rangée complète de quatre sièges pour moi tout seul (mademoiselle diisign avait sa rangée de 3 sièges, je vous rassure), je n’était donc clairement pas à plaindre dans ce mastodonte des airs incroyablement silencieux et confortable!