Sélectionner une page


L’IFA 2011 était connu pour être le salon de la TV, mais vu le peu d’innovation sur ce front, il était un peu cette année le salon de la tablette. De l’iPad qui trustait les stands d’accessoires aux tablettes de constructeurs inconnus, en passant par les inventions des grands constructeurs informatiques, il y en avait pour tous les goûts. Les constructeurs voient ce segment comme la nouvelle poule aux oeufs d’or et font tout pour se hisser sur le podium des tablettes les plus vendues.
Dans la catégorie des propositions intéressantes, Samsung (qui a fait disparaître la Galaxy Tab 7 pouces du salon après l’avoir présentée) proposait la Galaxy Note, une tablette wifi + 3G capable de téléphoner, et de prendre des notes avec son stylet, dotée un écran de 5 pouces. Alors : trop gros pour un téléphone et trop petit pour une tablette, ou un produit d’avenir? Je penche pour la première hypothèse, mais l’avenir me dira qui avait raison.

Le constructeur qui faisait vraiment la différence était Sony, avec ses deux tablettes : Sony S et Sony P. La S rejouait la partition bien connue d’une tablette 9,4″ 16:9 animée par un Tegra 2 (1GHz Double coeur), avec quelques bonus comme un APN 5 megapixels ou des jeux Playstation. Particularité? Un design asymétrique, comme une feuille repliée (ou un ipad dans un étui folio ouvert…) Pratique en position horizontale, pas vraiment adéquat en vertical, mais de toute façon, avec un écran 16:9, on a de toute façon jamais envie de passer en vertical.

Mieux, la P est vraiment différente avec ses deux écrans de 5,5 pouces séparés par une charnière. A mon avis c’est LA tablette féminine à glisser dans un sac à main, avec un look de gros poudrier une fois refermée. Je la verrai d’ailleurs très bien en rouge ou marron glacé, histoire de jouer à fond la carte féminine.
A l’usage, la séparation entre les écrans est discrète mais bien présente quand même. Par contre, en usage clavier en dessous/écran au dessus, ou avec les applis Playstation où l’écran du bas remplace la manette, c’est quasi parfait (seuls les boutons R et L sont très mal placés). Avec seulement 327g sur la balance, et si les applications optimisées suivent, ça pourrait clairement être le petit bijou geek qui fait la différence. Seul son prix qui serait placé à 599€ en 4Go Wifi+3G constituerai un (énorme) handicap. Ce concept pourrait bien être une sorte de vision de la tablette du futur, dotée d’un écran (unique) OLED pliable. Enthousiasmant.

Sur le front des tablettes « normales », on pouvait noter la Toshiba AT200, la plus fine (77mm) et légère (558g) du marché. pour 10,1 pouces de diagonale. Arguments un peu légers pour survivre à l’offensive iPad (88mm pour 600g) voire Galaxy Tab (86mm pour 585g).