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Dimanche dernier, je vous avais proposé le test d’un jeu tout mignon… Ce dimanche, encore un jeu, mais rien à voir… Avec Killzone 3, on est en face d’un jeu de shoot à la première personne dans sa version la plus radicale : il faut tuer quasiment tout ce qui apparaît à l’écran… Quasiment, parce que vous avez tout de même des coéquipiers.
Côté scénario, là encore c’est très traditionnel, avec des méchants pas beaux et très lourdement armés, qui bien que situés dans le futur, apparaissent comme de vieux nazis, et des gentils militaires au grand coeur (et très lourdement armés)… Bon, alors pourquoi un jeu aussi peu innovant est testé sur diisign.com? Tout simplement Parce qu’il innove technologiquement, Sony ayant mis le paquet sur ce titre en proposant à peu près tous les artifices à la mode : des images époustouflantes, la compatibilité avec les écrans 3D, et la compatibilité avec le Move.

J’ai pu essayer le jeu en 3D et avec le gros fusil « sharpshooter » sorti simultanément. Niveau 3D, c’est beau et réaliste, pas d’effet de profondeur ou de jaillissement exagéré. Avec un écran de bonne taille, on se sent vraiment immergé, et là encore, on note que la 3D a une vraie carte à jouer dans le jeu vidéo, alors que je n’y crois toujours pas côté cinéma. Seul (gros) bémol, la 3D ajoute encore à la fatigue occulaire d’un jeu qui n’est déjà pas connu pour être reposant en 2D.
Côté sharpshooter, déception, cet énorme flingue nuit à la jouabilité du titre, puisque vous serez bien plus habile avec le Move dans une main et le navigation controler dans l’autre, il n’apporte rien de sympa, à part le côté visuel quand on vous verra jouer avec. A oublier.
Le jeu par contre est ultra bien ficelé : de l’action, de l’action et encore de l’action. Un scénario basique, mais des cartes bien faites et des décors sublimes. Aucune phase d’exploration où vous vous sentirez perdus, puisqu’il suffit d’afficher la flèche vers le prochain objectif pour trouver sa route directement, dans les (rares) situations où on pourrait douter. Tout est (hélas) fait pour que vous boucliez vite le mode histoire. Un peu dommage.
Autre point négatif : alors que tout le mode histoire est jouable à deux, impossible de s’y retrouver à deux Move, sûrement une histoire de puissance de calcul, il vous faudra sortir une manette dualshock, et donc savoir la maîtriser (ce qui n’est pas vraiment mon cas) pour profiter de ce mode vraiment sympa.
En multijouer online, pas de souci particulier, on est face à un titre très classique et bien fait, la durée de vie du titre se trouve fortement allongée par ce mode.

Conclusion
Je croyais que plus rien ne pouvais me faire replonger dans un de ces bêtes FPS, entre un Mac pas doué pour les jeux et une console dont la manette est un vrai handicap pour ceux qui comme moi ont appri à fragger au clavier et à la souris, et bien c’est raté, j’ai vraiment apprécié jouer à Killzone 3. Le Move le rend simple et immersif, la 3D et les graphismes ultra léchés ajoutent encore à l’immersion. Sony frappe fort, puisqu’avec ce titre, les nuls de la manette ont enfin un blockbuster du jeu vidéo à se mettre sous la gachette, ce qui risque d’avoir un impact assez fort sur les ventes, à suivre.
Loin d’être une révolution, Killzone 3 a le mérite de faire un bon usage des dernières technologies de la PS3. C’est le premier jeu à cumuler Move et 3D, gageons que ce ne sera pas le dernier.

Les + :
+ Graphismes
+ Taille des niveaux
+ 3D immersive
+ Move : enfin un FPS sur console HD jouable par n’importe qui!

Les – :
– Durée de vie du mode histoire
– Pas possible d’utiliser le Move en mode coop
– Mixage voix/son/musique pas équilibré dans les cinématiques
– Choix discutable de « taper dans les coins » au Move pour tourner la tête

– Optionnel : Sharpshooter loin d’être vraiment pratique à l’usage

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