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Il semblerait qu’une marque de luxe ne puisse aujourd’hui se passer de quelques montres dans sa gamme de produits… Parmi les rares maisons qui résistaient encore aux sirènes de l’horlogerie, il restait Bottega Veneta. La griffe italienne, reconnue (et beaucoup copiée) pour ses articles de maroquinerie (moins pour ses collections de mode), est habituée aux collaborations avec de grandes maisons lorsqu’elle sort de son domaine principal de compétence (Poltrona Frau côté mobilier par exemple). Ici encore, elle a joué la carte de la sécurité et du prestige en confiant la conception de sa première montre au groupe Sowind, propriétaire de la manufacture Girard-Perregaux.
Le résultat est résolument tendance, puisque presque toutes les lignes directrices du style horloger 2011 transparaissent dans cette BVX, pour une synthèse particulièrement réussie. Le boîtier d’abord, en titane à la finition PVD noire (titane : tendance, couleur noire : tendance), se limite à un diamètre de 41mm, puisqu’on constate un retour à des montres aux dimensions raisonnables, qui permettent d’habiller aussi bien une femme qu’un homme. Raisonnable encore pour sa sobriété aussi bien visuelle que mécanique (petite seconde et dates sont les seules complications que la BVX s’autorise), la douceur de ses lignes toutes en courbes, et une pointe de fantaisie dans la position de la couronne de remontoir à quatre heures (tiens, on a déjà craqué récemment sur une autre création horlogère récente dotée de cette fantaisie, faut-il là encore y voir un signe de l’époque?). Mais ce n’est pas la seule touche d’originalité : la vis posée sur le dessus de la lunette en verre saphir, les index en forme de bulle, mais surtout l’inédit fini grené du cadran et sa sublime couleur cigare en font une pièce totalement unique dans le paysage horloger, sorte de croisement entre une Ikepod et une March LA.B.
Notons enfin le sublime bracelet alligator à la tonalité cigare assortie au cadran dont la boucle déployante ajustable est inspirée des ceintures de Bottega Veneta.

Fidèle à sa devise « Quand vos initiales suffisent », la montre ne porte pas de marque visible, seule une signature discrète apparaît sur la masse oscillante (à la finition or rose), visible à travers le fond saphir.
Un prix? 10600€, et, puisque Bottega Veneta a déjà bien assimilé les codes horlogers, cette pièce ne sera disponible qu’à 100 exemplaires.