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Diisign.com revient d’un séjour à Berlin avec dans son sac une petite nouveauté, une pépite, un condensé automobile…. L’audi A1 !
Depuis son erreur de jeunesse, l’A2, qui n’est d’ailleurs pas restée dans les mémoires, Audi n’avait plus osé s’aventurer dans un segment qu’il connaît finalement mal, celui des citadines. Habitué aux grosses berlines cossues, Audi est devenu depuis une dizaine d’années un des acteurs principaux du monde automobile haut de gamme avec un leade
rship incontesté dans la finition intérieure de ses modèles. Mais toujours pas de citadine à l’horizon, alors que la concurrence ne se gène pas, Mini, Fiat 500, DS3, voire même l’exclusive Cygnet d’Aston Martin [NDLR : oui, bon, ça reste une Toyota iQ]. Alors depuis pratiquement une année, la marque d’Ingolstadt nous tient en haleine sur la sortie d’un petit véhicule en multipliant les annonces et en la dévoilant via un trailer dans lequel on l’a découvre aux mains d’une star planétaire : Justin Timberlake. Bon pour la star il faudrait repasser l’année prochaine et c’est d’ailleurs pour cela qu’Audi a tout naturellement fait appel à…. diisign.com pour présenter plus dignement sa dernière née et la faire découvrir à nos lecteurs. J’espère que personne n’est fan de Justin….


Cette découverte de l’A1 s’est faite à Berlin et il faut dire que nous avons été gâtés par le temps. La lumière du soleil nous a permis d’admirer les lignes courtes et tendues du petit modèle qui arbore fièrement la calandre de ses grandes sœurs aux anneaux (NDLR : dans sa dernière version aux coins biseautés). La signature visuelle des phares est quant à elle sans équivoque, l’A1 est une Audi et elle le fait remarquer même de jour où ses projecteurs diurnes percent la monotonie des embouteillages berlinois. Les feux arrières ne sont pas en reste et laissent deviner que la dernière née de la firme vient d’une famille aisée en haut de laquelle trône la sulfureuse R8. La finition des feux est en effet de toute beauté et renforce l’image exceptionnelle qu’Audi entretient dans le soin apporté aux détails de ses modèles [NDLR : oui, mais en version de base les feux (surtout à l’avant) sont assez basiques, et il faudra débourser 1000€ (ou passer à la finition S-Line) pour avoir droit aux magnifiques feux à LED qui donnent tout leur caractère au regard de l’A1]. Là où Audi nous surprend, c’est dans le traitement bicolore des arches de toit qui donnent un air un plus déluré à la dernière de la gamme. L’A1 est sinon bien campée sur quatre grandes roues à bâtons flanquées aux quatre extrémités de la caisse. L’effet de dynamisme est omniprésent et finalement donne un look sportif à cette citadine bourgeoise.

Le mot est lancé, bourgeoise, car en pénétrant l’habitacle, c’est dans une berline de luxe que l’on prend place. Impressionnant ! Les ajustements, le traitement de la planche de bord, les contre portes ainsi que la console centrale appliquent une recette miracle qui propulse l’A1 dans la sphère de ses aînées, sans complexe, jusqu’à l’ultime A8 [NDLR : Matthieu s’emporte un peu, il manque beaucoup de cuir et d’alu/bois pour se sentir dans une A8]! Les poignées intérieures de portes sont tout simplement sublimes, tout en alu brossé, cerclées de chrome et contenant un petit haut parleur (tweeter). Le volant ? Sorti des chaînes de montage de l’A8, il offre une prise en main immédiate et propose par de simples boutons la gestion de l’autoradio et des fonctions de l’ordinateur de bord. En parlant d’équipement, notre modèle d’essai était équipé du GPS 16/9 couleur et carte 3D [NDLR : nous avions les deux versions du GPS, la normale et la version Advanced, et franchement, on vous conseille l’Advanced] et de la climatisation automatique. Côté sono, nous ne disposions que du 2ème niveau de gamme qui en comporte 4, mais qui nous a totalement convaincu en terme de rendu, de puissance et de confort d’écoute. Bon vous l’aurez deviné, pour l’intérieur c’est le sans faute. Les sièges avant sont sympas et offrent un bon maintien mais à l’arrière ça se gâte… et oui nous sommes dans une petite citadine et là pas de miracle, les adultes seront à la peine et les bagages devront être des sacs de voyages souples que l’on comprime en fermant le coffre. C’est tout petit et un club de golf ne rentrerait pas en diagonale à coup sûr.

Passons à l’essai sur les boulevards de Berlin…. Notre modèle typé sport de par son châssis (en option) et son moteur (1,4 FSI de 122ch) nous proposait une boîte à double embrayage à 7 rapports des plus convaincantes, rapidité et douceur de passage au programme. Nous avons adoré le mode sport, surtout qu’en Allemagne un feu orange vient prévenir de l’éminence du passage au vert. De quoi se tenir prêt à faire un départ canon pour changer de file car nous n’allions pas souvent dans le bon sens… Les berlinois ont été très sensibles à notre A1 qui a sillonné le Parlement, la Tour radio, les vestiges du mur et bien sûr Checkpoint Charlie où l’un des gardes a carrément plongé sa tête dans l’habitacle ! Quant on vous dit qu’il est hallucinant !

Ensuite nous sommes sortis de l’agglomération pour titiller le châssis et nous rendre compte qu’il fallait aller vraiment loin pour le prendre en défaut. Le comportement est très sain et le freinage mordant. L’A1 procure une sensation de sécurité que l’on retrouve dans des modèles beaucoup plus volumineux.

Côté tarifs, là non plus pas de surprise, l’A1 est une authentique Audi aux prix souvent élitistes. Elle a tout de ses aînées, à en rendre quelques unes jalouses (l’A3 n’a qu’à bien se tenir). Elle débute à 16 400 euros pour dépasser les 31 000 euros en version Luxe ! Entre les 2 extrêmes des pages d’options, le choix entre 3 moteurs (2 essences de respectivement 86 et 122ch et 1 diesel de 105 ch).

Pour avoir essayé les deux moteurs dépassant les 100ch nous ne saurions que vous conseiller l’agrément de conduite de l’essence au prix d’une consommation malheureusement supérieure.