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On recommande rarement des restaurants sur diisign, mais quand on le fait, on est sûr de notre coup… J’avais un peu omis de vous parler des Cocottes de Christian Constant, mon dernier resto coup de coeur, mais vu la queue à l’entrée on a pas eu besoin de le recommander pour qu’il connaisse le succès. Aujourd’hui, c’est un petit restaurant de la gare de l’Est qui a retenu mon attention. Les Enfants Perdus, c’est une adresse que je voulais tester depuis un petit moment, en raison de bruits positifs que j’avais pu entendre. Vu que j’étais dans le quartier à l’heure du dîner, le choix était évident…
De l’extérieur, un restaurant au look bobo bien dans l’esprit du quartier, avec son bar à l’ancienne, son alcove pleine de canapés et de coussins pour l’esprit lounge, et sa salle bien parisienne devant laquelle est plantée une micro terrasse de quelques tables sur le minuscule trottoir de la rue des Recollets.
Le tableau ne serait pas complet si je ne parlais pas des serveurs en tenue et tout droit sortis d’un concours de coupe de cheveux extravagante…

Bon, avec ce tableau parfait du petit resto bobo, je dois vous avouer que je m’attendais au service assorti : froideur, dédain, attente interminable et clients vite éjectés… Et bien perdu! Nous avons eu le droit à un service exemplaire d’un bout à l’autre du repas, sourire franc, et même une carafe d’eau sans la demander (chose rare).
Côté assiette, car c’est bien la carte qui m’avait attirée depuis longtemps, c’est aussi aguicheur avec les petites choses à la mode, mais très soigné, et qui changent avec les saisons (puisque ce que j’ai testé n’est déjà plus à la carte) :
A l’époque, on avait craqué pour un saumon cuit bien comme il faut assorti d’une petite sauce au gingembre, et pour des Saint Jacques aux petits légumes croquants. Le tout était exécuté à la perfection, servi assez rapidement, et dans des proportions correctes.

Au niveau des desserts, le fondant au chocolat a beau être un classique, il est bien maîtrisé, et le servir avec quelques copeaux de piment d’Espelette est une idée plutôt bienvenue. Le pain perdu est lui aussi comme chez maman (ou chez grand mère, selon votre histoire personnelle), seul le tiramisu était décevant, par excès de zèle, il cherchait à être déconstructiviste, en kit, à la limite moléculaire, pour un résultat un peu triste.


Côté prix, ça reste abordable, même côté carte des vins (bien fournie) et c’est tout ce qu’on demande.
En conclusion : une adresse recommandée diisign si vous avez envie de vous faire plaisir dans le coin du canal Saint Martin.

(et toutes mes excuses pour les photos issues de mon téléphone)