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On était séduits par la pâtisserie des Rêves, petit écrin de la rue du Bac où Philippe Conticini revisite les grands classiques de la tradition française. L’histoire continue avec l’ouverture ce mardi d’une nouvelle « boite à gâteaux »…
Cette nouvelle Pâtisserie des rêves, c’est presque la pâtisserie idéale. C’est d’abord un arrondissement. Le XVIème. A mes yeux, c’est un peu le territoire de la pâtisserie : peut-être est-ce dû à la moyenne d’âge un peu élevée, le quartier Victor Hugo regorge de petites pâtisseries et salons de thé à l’atmosphère surannée où il fait bon passer un peu de temps (surtout si comme moi la dernière fois vous venez accompagné d’une demoiselle merveilleuse). Dans ce paysage, le lieu choisi par l’équipe de la pâtisserie des rêves est particulièrement bien choisi : immeuble de caractère discret, pas d’étalage de grandes vitrines sur rue, mais il domine la rue de Longchamp depuis son rez de chaussée surélevé. Le décor est posé, on est ici dans un endroit qui se mérite, un recoin intime pour les connaisseurs (hélas pas pour longtemps). Une fois les quelques marches gravies, c’est le choc : rien à voir avec l’écrin de la rue du Bac, ici les pâtisseries s’étalent sur une surface beaucoup plus grande. La grande table et les cloches, signatures de la maison, sont toujours là, mais plus nombreuses. Encore plus dur de résister.
Un peu plus loin, on évolue vers la partie salon de thé. C’est là la grande nouveauté de cet endroit. La rue du Bac permettait de goûter au summum de la pâtisserie, mais uniquement à emporter. Ici, le rêve se poursuit sur place, avec non seulement une petite salle à l’élégance sobre, meublée de classiques du design (chaises signées Bertoia, tables Saarinen) mais aussi, comble du raffinement, une terrasse permettant de profiter des rayons du soleil pendant une bonne partie de la journée.

Côté dégustation, les classiques de la maison sont là : éclairs, Saint Honorés, Paris-Brest, tartes et autres gourmandises, ils sont complétés par de nouveaux éléments, comme une brioche toastée, légèrement caramélisée. Pour accompagner le tout, des boissons incroyables, entre quelques classiques cafés et infusions, eaux ou limonades, on trouve une carte de thés dépaysante (thé rouge aux épices, Lapsang Souchong…), une sélection de chocolats gourmands (Chocolat praliné, sucette glacé praliné, ou chocolat caramel, sucette glacée tiramisu -NDLA : dommage, nous sommes arrivés trop tard et les sucettes étaient absentes! -) mais aussi de fruits pressés aux saveurs délicates (Orange clou de girofle, citron galanga ou pamplemousse, citronelle et baies roses) ou enfin de divins granités pour les beaux jours (fraise citron vert et piment d’Espelette, ou concombre citron jaune menthe et fleur de sureau, voire mangue basilic et limonade à la rose), il sera difficile de se décider.

Autre nouveauté, elle aussi empruntée au domaine du rêve, à moins que ce ne soit à Charlie et la Chocolaterie : un Atelier des Choux vous permet de commander un chou garni à la minute (crème à la vanille, à la pistache et coulis de framboise, au caramel, à la vanille et citron confit…) devant vous par un(e) talentueux(se) pâtissier(e)!
De notre côté, après avoir eu l’occasion de déguster une sélection de ces petites merveilles, le constat est clair : il faudra revenir pour continuer à s’enivrer de délice, et partager ces instants.

La Pâtisserie des Rêves n’a jamais aussi bien porté son nom qu’aujourd’hui dans ce nouvel écrin. Comme le soulignait Matthieu lors de notre dégustation, ces gourmandises ont un parfum de souvenir de grand mère, une perfection sensorielle difficile à atteindre qui pourtant se retrouve dans chaque bouchée.
En résumé : allez-y, n’hésitez pas une seconde. C’est au 111 rue de Longchamp, et ça ouvre aujourd’hui (et si vous êtes trop loin, il vous reste un site, pour saliver).