Sélectionner une page


Liana Yaroslavsky crée des tables basses tout simplement fantastiques : ces tables sont de vrais objets d’art, sortes de vitrines avec à l’intérieur une installation faite de lustres, de pampilles, de parquet original du Château de Versailles (car, pour ceux qui ne le savaient pas, il arrive d’en trouver parfois aux puces…) ou d’autres choses encore, dans une mise en scène onirique et mystérieuse. Le résultat est vraiment étonnant et propre à transformer un salon comme seule peut le faire une œuvre d’art, le côté pratique d’une table basse en plus (avouons tout de même que les modèles où le lustre dépasse par le haut de la table sont un peu moins pratiques, mais tellement originaux)…

Chaque pièce est unique. Les prix? Sur demande, selon l’objet : très cher, comme le veut la tendance de la pièce unique en ameublement.
Mais laissons l’artiste s’exprimer, elle parle mieux que quiconque de ses créations.
Maure de Venise
« Un miroir noir occupe le sol. Les branches, elles aussi noires, d’un lustre en cristal de Murano, d’Archimede Seguso, sont déployées sous le plateau en plexiglas, et s’étendent le long de son corps nu.
Des fleurs de cristal noir s’étendent à son chevet. Othello, fou de jalousie, rêve de tuer sa Desdemona. C’est le Maure, il est l’amour et la mort à Venise. »

Médusa
Un lustre en cristal de Murano, d’Archimede Seguso. La partie supérieure émerge du plexiglas, tel un rescapé de Médusa, l’une des trois Gorgones dont la tête, hérissée de serpents, et change
ceux qui la regardent en pierre. Elle est représentée ici par les branches translucides du lustre, entrelacées comme tant de serpents sous le plexiglas, comme autant de serpents, doublement
prisonniers, de leur cage de verre et du miroir dans lequel ils se reflètent.

Le Bal
La scène, inspirée d’Anna Karenine, de Tolstoy, nous raconte un bal, à la cour du Tsar. Les touches d’un piano oublié forment un éventail circulaire autour de deux ailes blanches en plumes
véritables, on est au « Bal des Anges ». Au fond de la table sont dispersées des partitions de sérénades pour piano du XIXème siècle, et les chandeliers, également du XIXème, sont garnis de
plumes.

Décadence
« Une tapisserie Napoléon III, avec ses arabesques et ses serpentines, recouvre le parterre. La dentelle de cristal d’un lustre suédois du XVIIIème siècle et sa couronne d’or s’élèvent au dessus
de la table, donnant l’impression d’être irrésistiblement attiré vers le bas et mystérieusement aspiré vers le haut. Il s’entrelace dans un subtile « ton sur ton » avec la tapisserie à ses pieds. L’ensemble
pétille comme un grand Champagne, une rêverie de luxe et d’opulence. »

Pluie
Inspirée de la dernière phrase du film « Blade Runner » : « J’ai vu des choses que vous ne pourriez pas imaginer, des attaques de bateaux en flamme sur l’épaule d’Orion, des faisceaux de lumière scintiller
dans la pénombre. Tous ces moments se perdront au fil du temps, comme des larmes se fondant sous la pluie. Aussi l’heure est-elle venue de mourir ». Découvert dans un marché aux puces parisien,
un parquet original du Château de Versailles, constellé de points de lumière. A la verticale, on a des milliers de cristaux de Bohème, enfilés sur 149 pendants translucides, suspendus au plateau
transparent de la table. Cristal le jour, se transformant en pluie la nuit, lorsque la table s’illumine.

Dôme
Un lustre « Corbeille » de la fin du XIXème s’inscrit sous la surface de la table, comme un dôme enchanté ou le sein de Marie-Antoinette. Le parquet original du Château de Versailles est constellé de points
de lumière. La partie haute du lustre a été démantelée, et les couronnes et pendants disposés autour du dôme de cristal.

L’esquisse
« Ma première création ». Les aquarelles du XIXème siècle proviennent de l’oeuvre d’un artisan bronzier de renom, Henri Vian. Elles représentent une myriade de lustres, et sont répandues de
façon accidentelle à l’origine de la table. Montrant le chemin la représentation d’un objet à l’objet lui même, Liana a choisi de les parsemer autour d’un véritable lustre en cristal de Murano, de chez
Nuova Vernier, dont les branches, dotées de fleurs de cristal, sont dispersées comme celles d’une étoile échouée.