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Dyson CSYS essai lampe led design
Tester un nouveau produit Dyson est toujours un moment agréable pour les amateurs de design et de technologie que nous sommes… Mais ce produit Dyson n’est pas un nouveau produit Dyson comme un autre… C’est le premier produit de Jake Dyson, le fils de James Dyson. Et ça n’a rien à voir avec le cœur de métier du Dyson qu’on connait bien puisqu’on parle ici d’un luminaire !

CSYS Dyson lampe test led design

Design
Amateurs de courbes, passez votre chemin ! La lampe CSYS est faite de lignes droites orthogonales, et seules les petites roulettes qui permettent la translation verticale ou sa base ronde laissent la place à un peu de rondeur.
Jake Dyson a fait comme son père : il est allé dans l’industrie pour reprendre un système et l’adapter à chez nous. Ici, il s’est clairement inspiré d’une grue ou peut-être de certains bras de métrologie pour donner naissance au design ultra épuré de sa lampe, et c’est un bon choix : aves son système de coulisse sur poulies et son contrepoids, c’est sûrement l’une des lampes les plus faciles à positionner qui existent.
Si la lampe de bureau qui fait l’objet de ce test ne vous suffit pas, sachez que sur le même principe existe aussi un lampadaire de lecture (il a ma préférence, ajoutant un peu plus de légèreté à la structure et étant posé sur un disque d’aluminium plutôt que l’épaisse base en plastique de la version bureau), mais aussi une lampe à pince (même dimension que la lampe de bureau, mais remplacez la base par une pince).
Pour les couleurs, Jake Dyson diffère de son père par un minimalisme extrême : vous aurez le choix entre la version blanche et aluminium de ce test, une version noire et aluminium, ou une version toute noire, et c’est tout. CSYS n’a pas été prévue pour ravir la vedette, mais pour se fondre dans l’environnement.
CSYS Dyson lampe test led design

Performances
Ca éclaire, et ça éclaire bien. C’est ce qu’on attend d’une lampe, et avec la technlogie LED, difficile de faire mal. Jake Dyson prétend que la gestion du refroidissement des LED est bien pensée, et ça semble vrai. Non pas que j’ai pu tester la lampe sur les 144000 heures annoncées (ou plus de 30 ans à raison de 12 heures par jour… Largement de quoi se lasser) pour me permettre de vérifier que la gestion thermique optimisée permettait à la CSYS de vivre plus longtemps que ses consœurs bêtement assemblées… En fait, il suffit de toucher le bras en aluminium à proximité des LED en fonctionnement pour remarquer qu’il devient chaud (plutôt tiède en fait), preuve que Dyson a eu la bonne idée d’utiliser la structure porteuse comme structure de refroidissement : un caloduc (objet composé d’un tube, généralement en cuivre, rempli d’un fluide qui va changer de phase en fonction de son échauffement, que l’on trouve par exemple dans les ordinateurs pour transporter la chaleur d’un processeur vers le ventilateur) est habilement dissimulé à l’intérieur.
CSYS Jake Dyson lampe
Le jeune Dyson n’a pas oublié non plus de placer un interrupteur sensitif permettant de varier l’intensité de la lampe. Par contre l’éclairage restera toujours à la même couleur blanc chaud, aucun système de réglage de la température de couleur n’est intégré ici comme sur certaines lampes, ce qui permettrait par exemple de diminuer la composante bleue pour les sessions nocturnes. A ce prix, ça aurait pu être un ajout sympathique. On se consolera avec, fort heureusement, une fonction mémoire : la lampe se rallumera au niveau de puissance où vous l’aviez éteinte.
Un doute m’habite : si les LEDs pourraient bien durer 30 ans, je me demande ce qui adviendra du câble d’alimentation plat à l’intérieur de la lampe, qui sert aussi de courroie entre le bras porteur des LEDS et le contrepoids. En cas de manipulations fréquentes, il risque de s’user plus vite que les précieuses LEDs ! Mais il a peut-être été conçu avec la durabilité en tête, malgré sa finesse apparente.
Par contre, Jake Dyson a fait quelques fautes au niveau conception, et c’est quasi impardonnable pour un produit de ce prix… Et de cette marque !
Premier et énorme défaut à mes yeux : l’alimentation de la lampe est séparée. Dommage d’avoir un transformateur sur la prise, alors qu’on a une énorme base sur la lampe qui aurait largement pu l’accueillir. On comprend en voyant les autres lampes à la base moins volumineuse que la même alimentation est utilisée pour tous les modèles, mais quand même, pour 549€, on pouvait s’attendre à un peu plus de spécificités entre les différents modèles (comme avoir un fil blanc au choix pour le modèle blanc par exemple).
Dyson CSYS lampe design
Il n’y a pas un truc en trop sur cette image à votre avis ?

Second défaut assez peu compréhensible : le pied n’est pas amovible pour permettre de le placer à 180° de sa position initiale, ce qui fait que si vous voulez mettre la lampe à droite de votre bureau, l’interrupteur se retrouvera derrière le pied. Pas très malin, non ?
CSYS Dyson lampe test led design

Conclusion
Les produits Dyson sont connus pour leur excellence, il est vrai à des prix en conséquence. Jake Dyson tente un premier produit sur la base d’une bonne idée (optimiser le refroidissement des LEDs pour qu’elles tiennent plus de 30 ans), avec un look qui plaira aux amateurs de look industriel très épuré (Jake Dyson ne cherche pas la poésie dans ses créations mais l’épure, ça saute aux yeux), mais il est à mon avis trop handicapé par ses minuscules défauts qui auraient pu être très facilement corrigés en réfléchissant plus à l’usage du produit. Copie à revoir pour le descendant Dyson, et on espère une CSYS 2.0 assez vite (au moins aussi vite que la version ans bruit du Air Multiplier, l’erreur de papa-Dyson), puisque les défauts sont faciles à corriger.