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Manuelle Gautrand et Gilles Michel vous souhaitent la bienvenue dans ce nouvel espace
C’est aujourd’hui que le nouvel immeuble de Citroën sur les Champs Elysées est inauguré et diisign.com a pu visiter l’édifice en avant-première, en présence de Gilles Michel, directeur de la marque Citroën, et de Manuelle Gautrand, l’architecte française qui a signé cette oeuvre d’avantgarde, qui définit elle-même le fait de construire sur les Champs Elysées comme « un rêve d’architecte ».
Citroën C_42 C42
Il n’y a eu aucune construction neuve sur la prestigieuse avenue depuis 1975, cette rareté semble avoir motivé la compétition pour que les architectes donnent le meilleur d’eux-même. Au final, on ne peut qu’être admiratif devant le résultat.
Avant d’entrer, arrêtons-nous sur cette façade spectaculaire que l’on vous avait déjà présenté (ici) : les Champs ont été ouverts aux architectures de toutes les époques, cette façade en est l’emblême en faisant le lien entre l’inspiration années 30 de l’immeuble créé à l’époque d’André Citroën et un futur imaginé par l’envolée polygonale des chevrons, logo de la marque, où aucune vitre n’est identique (cela nous rappelle une autre construction dédiée à l’automobile : le musée Mercedes de Stuttgart).
Façade du C42 Citroën
Il faut maintenant entrer, et la première chose que l’on remarque est que le bâtiment est baigné de lumière grâce à une surface de verre continue de plus de 850m2 (l’architecte Manuelle Gautrand s’est inspiré du monde automobile pour structurée cette résille de verre où la rupture toit/avant/arrière est gommée).
Résille de verre et d’acier du C42
Les couleurs dominantes sont le blanc et le rouge, les couleurs de la marque aux chevrons : le sous sol, espace multimédia (écran géant, bornes bluetooth, possibilité de se prendre en photo via une webcam…) est entièrement habillé de rouge glossy (en ce moment il faut que les surfaces brillent pour être tendance!), seules quelques traces de blanc subsistent. Puis dès le rez-de-chaussée, c’est la blancheur qui domine, entrecoupée du rouge de quelques éléments, dont les vitres de la façade (habillées d’un rouge changeant de teinte selon la luminosité), mais surtout l’immense « brochette » de voitures qui s’étale sur les 8 niveaux de l’édifice.
Tournettes du C 42 Citroën
Les tournettes, ces plateformes tournantes d’exposition des voitures, sont comme en lévitation dans l’espace, et leur face inférieure est habillée de miroirs ciselés comme les facettes de diamants pour mieux refléter les détails des oeuvres de la marque française. L’espace vide à l’avant des tournettes renforce la luminosité globale de l’édifice et la sensation de légèreté de l’ensemble, tout en revêtant un aspect pratique : c’est par là qu’un monte-charge dissimulé au sous-sol oeuvre pour remplacer les véhicules exposés (8 heures sont nécessaires pour renouveller l’ensemble de l’exposition).
Tournettes du C 42 Citroën
Le regard passe oscille à chaque instant entre la les voitures exposées, et la vision de Paris offerte par les grands éléments de verre de la façade, dont on profite encore plus quand on sait que le C_42 est le seul bâtiment public permettant de monter au sommet des Champs Elysées.
La vue sur Paris offerte par l’immeuble Citroën est spectaculaire
Oubliez tous vos à prioris sur Citroën : c’est une marque audacieuse qui désormais dessine les tendances plutôt que les suivre, et sa vitrine sur les Champs Elysées est là pour nous le signaler.
N’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel C42.fr, il ouvre demain, et à l’occasion, passez voir cette oeuvre en vrai, car plus que rehausser l’image de Citroën, c’est l’image de l’avenue entière qui évolue grâce à elle. (ouverture au public samedi : attention, la capacité de l’édifice étant de 300 personnes, il risque d’y avoir du monde à l’entrée!)
Une Citroën C4 devant les immenses chevrons de la façade du C42