[test] 208 GTI, les 3 lettres qui font la différence


GTI… Trois lettres qui ravivent très vite les souvenirs des plus de 30 ans qui ont eu l’occasion de jouer avec une 205 GTI dans les années 80-90. L’objet se faisant désormais rare sur les routes car il finissait forcément un jour ou l’autre encastré dans un arbre, un rocher ou un poteau, Peugeot a eu la bonne idée de raviver le mythe cette année sur la base de la 208. Petit test à quatre mains sur les routes de l’arrière pays niçois.


Design
La 208, vous la connaissez déjà tous. Une citadine bien née qui a la bonne idée d’être plus compacte mais plus habitable que sa devancière, une ligne agréable (mais personnellement je regrette sa calandre un peu lourde et dont les lignes droites ne correspondent pas vraiment aux courbes du reste de la 208), et un poste de conduite innovant avec un très agréable petit volant et une instrumentation surélevée pour pouvoir garder un peu les yeux sur la route.

La version GTI joue sur les détails pour suggérer la sportivité par petites touches : un badge GTI derrière la vitre de custode comme sur son ancêtre, une lèvre inférieure de calandre colorée de rouge (ou du drapeau français, ou d’autres emblèmes nationaux selon votre préférence) tandis que la partie haute de cette calandre adopte un très réussi motif en damier chromé, et évidemment une double sortie d’échappement, toujours indispensable sur ce genre de véhicules (dommage qu’elle soit uniquement du côté droit, une sortie d’échappement de chaque côté, ou au moins centrée, aurait été un peu plus adéquate. Les designers Peugeot sont de notre avis, mais côté technique, ça ne passait vraiment pas).

A l’intérieur, on oublie la moquette rouge de la 205 GTI, pour là encore de la sportivité par touches. Et qui dit sportivité dit couleur rouge. C’est donc un très beau cerclage des compteurs (légèrement revus pour l’occasion avec un motif en damier noir sur noir, beaucoup plus qualitatif que le damier Mercedes Classe A), des sièges baquet au maintien parfait et aux surpiqûres rouges (surpiqûres qui courent dans tout l’habitacle), et des pièces plastiques comme les poignées de porte ou la base de l’écran multimédia au traitement dégradé du rouge au noir inédit et vraiment réussi.

Performance
Une fois le (petit) volant en mains et le pied sur l’accélérateur, on apprécie la sonorité du moteur. Là encore la suggestion est à son maximum. Sur la route, l’effet GTI ne commence que passés les 5000 tours minute, avec un couple qui commence à s’exprimer, un moteur qui chante et quelques belles sensations.
On se demande par contre où sont les 200 chevaux de l’engin, tant on s’attendait à être catapultés sur un si petit engin doté d’une puissance aussi confortable. Hélas, la technique du downsizing et des contrôles moteur visant à réduire la consommation ont eu raison de la sensation de puissance.

Fort heureusement, il y a largement de quoi jouer avec cette GTI de 2013, puisque justement, nous sommes en 2013, et que par conséquent, ce qu’on faisait dans les années 80 n’est vraiment plus possible aujourd’hui. On notera tout de même pour l’anecdote que dans les épingles du col de Vence, malgré toute l’évolution technologique, nos consommations étaient sûrement très comparables à ce que l’on aurait atteint avec la 205 GTI dans de pareilles conditions de torture de la mécanique, avec un très beau 20 L/100km de moyenne… (sur route fermée, évidemment… En conduite plus standard, comptez par contre sur un 8L/100km plutôt que sur les 5,9L/100km annoncés par la brochure).

Côté comportement routier, les anciennes 207 et 206 RC étaient très vives du train arrière. Avec ces engins, Matthieu avoue s’être déjà fait peur (en levé de pied ou même au freinage) alors que dans cette 208 le train arrière est cloué au sol, malgré ses essais pour le faire décoller. Le train avant est très précis, mais le petit volant à l’assistance un peu forte (on ne peut pas tout avoir) ne remonte pas assez d’informations. On notera également une monte pneumatique fantastique en terme de grip : la puissance passe parfaitement aux roues par temps sec.
Enfin si on compare avec sa cousine DS3 racing, beaucoup plus et au final un peu trop radicale, la 208, moins chère, apporte plus d’agrément et un rapport confort/sportivité tout simplement parfait!

Conclusion
Même si on pourra regretter que la 208 GTI ne puise pas assez dans le passé pour jouer dans le registre du young timer ressuscité, et que son plein potentiel ne se fait sentir qu’en montant très haut dans les tours, on est séduits par cette version de la 208 qui démontre une fois de plus les talents techniques de Peugeot dans une robe attrayante, le tout made in France avec 80% de pièces d’origine française. Et oui, avec un tel produit, on peut se permettre d’être chauvins.
Petit bémol sur le tarif : à 24000€, l’engin n’est pas accessible à toutes les bourses, mais il est très bien positionné face à ses concurrentes… Et la cote de la 205 GTI commençant à s’emballer, la modernité ne se fait pas payer trop cher! Et si vous voulez du luxe sans forcément 200 chevaux à nourrir, il vous reste l’option 208 XY.

1 commentaire

  1. Très beau design… élégante ! Elle donne vraiment envie de la conduire

Trackbacks/Pingbacks

  1. [test longue durée] Un an sans essence (ou presque) | diisign - [...] le point sur l’engin, et ma nouvelle vie « propre » (si on excepte les essais de GTI à 20L/100km et …

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