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C’est la fin de l’année scolaire, c’est donc l’époque où les projets de fin d’année s’exposent. Parmi ceux-ci, il y a celui d’Hippolyte Bachelet, lecteur de diisign.com à ses heures perdues, il fallait donc qu’on vous le présente!
En fait, on vous le présente surtout parce qu’il rentre dans notre catégorie d’objets fétiches : les objets qui deviennent poétiques par l’apport de la technologie.
L’idée est de rendre « vivant », presque « humain » un objet normalement inanimé. L’objet, c’est une lampe.
Les technologies, ce sont un petit compresseur silencieux et une membrane multitouch (c’est la mode) en latex. La vie, c’est une lampe qui se gonfle et se dégonfle délicatement, seule, ou en fonction de vos manipulations sur sa surface sous laquelle trouvent sept poches imperméables et indépendantes. Son envergure varie entre 40 cm et 150 cm de diamètre.

Selon le nombre de doigts que vous posez sur sa surface, Inziair comprend instantanément ce que vous souhaitez. Ainsi, en le touchant vous piloterez selon vos envies sa luminosité, sa hauteur ou le gonflement indépendant de ses différentes parties pour apporter la lumière à l’endroit souhaité.

Je cite l’auteur, puisqu’il parle très bien de sa création :
En dessinant Inziair, j’ai voulu un objet de synthèse qui soit proche de l’Homme et de ses émotions, c’est pourquoi il a une forme organique qui incarne à la fois la douceur d’une femme enceinte et la violence d’un airbag. Et c’est grâce à cette forme organique en mouvement perpétuel que l’Homme va être attiré vers l’objet, va avoir envie de le découvrir et de le toucher. Une nouvelle relation Homme/Objet peut ainsi commencer !

Inziair est exposé actuellement au VIA à Paris (jusqu’au 31 août 2010) dans le cadre de l’exposition « VIA, les écoles de design 2010 ». Par ailleurs, cette lampe vient aussi d’obtenir le Label « Observeur du design 2011 » et sera exposée à la cité des sciences du 8 novembre 2010 au 13 mars 2011. Peu de chance par contre que vous trouviez un jour Inziair en boutique, sa complexité et son prix la limitant au concept, voire (avec un peu de chance pour l’auteur) à l’objet arty unique.

Une petite vidéo pour finir (il ne s’agit pas d’image de synthèse mais d’une vidéo en stop motion du prototype.