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Après l’architecture humanitaire, le design humaniste : ce projet n’est pas très neuf, il ressort un peu du grenier du net, mais finalement il est toujours totalement dans l’ère du temps, et ce genre de choses me tient toujours autant à cœur, parce que c’est le genre de bon design qui peut diminuer les inégalités entre pays pauvres et pays riches.
Katharina Mischer et Thomas Traxler, designers diplômés d’Eindhoven (tiens tiens… cette université semble être une fabrique à designers écolos) en… 2008(!) ont imaginé cette petite unité de production de « design » autonome. Elle produit des objets simples (bancs, bacs, bols ou lampes) sur un procédé de tissage de textile ou de papier.
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Le tout est basé sur les conditions climatiques environnantes, à l’image d’un arbre qui produit des fruits : plus il y aura de soleil et plus les objets (ou les « fruits ») seront grands et clairs. L’épaisseur aussi dépend de l’ensoleillement. Plus de soleil donne un produit plus épais, plus grand et plus clair, alors qu’avec moins de soleil, il sera plus petit, plus fin et plus coloré. Le tout au rythme lent d’un objet par jour…
Placée dans un pays éloigné de l’équateur, la machine aura une production très variable au long de l’année, alors que près de l’équateur, on récolterait des fruits bien gros tout au long de l’année. Une vision naturelle et poétique de la production mécanisée.
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Avec ce genre de microproduction localisée, on pourrait répondre à des besoins dans des pays pauvres, qui souvent ne manquent pas de soleil… Un peu d’imagination, et ce serait des objets plus utiles que des bancs et des abats jours qui sortiraient de cet « arbre ».
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Une vidéo pour mieux comprendre :

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Merci à la Revue du design d’avoir exhumé ce vieux projet.
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