[test] (presque) 2000km en Citroën DS4


On l’avait découverte à son lancement, on avait clairement été séduits par cette compacte/coupé/crossover 100% français qui voulait faire de l’ombre aux Allemandes. Du coup, j’avais vraiment envie de tester cet engin plus en profondeur, et c’est sur les routes de Normandie que j’ai pu vérifier les qualités de cette DS en version HDI 163ch, histoire de faire le bilan sur cette Premium française (leader devant l’Audi A3 et la BMW série 1 en France, et deux fois plus vendue que la Scirocco en Europe : pas mal!) avant peut-être une hypothétique DS4R survitaminée…


Design
Je ne vais pas vous la refaire en longueur : le design de la DS4 est à mes yeux une réussite, que ce soit à l’extérieur avec un look aussi accrocheur que la C4 est insipide, qu’à l’intérieur avec un style réussi, des matériaux de qualité et un assemblage plus que correct. Seul bémol sur l’intérieur : il vient de prendre un coup de vieux, maintenant que les nouvelles série 1, A3 et Classe A poussent une fois de plus la finition et la présentation un cran plus haut.
Le vrai point noir dans la conception de l’engin est évidemment les vitres arrières qui ne s’ouvrent pas, complétées par l’absence totale de ventilation arrière.

Sur la route
Rien de tel que des petites routes normandes pour juger de la qualité du châssis de la DS4. Et elle ne m’a pas déçu : malgré une position haute, cette voiture ne souffre d’aucun mouvement de caisse désagréable, ses appuis restent campés au sol et les virages peuvent s’enchaîner à vive allure.
Le moteur est vif, dispose d’assez de couple pour faire bondir l’engin lors de sollicitations un peu fortes, tout en ayant une consommation contenue (j’ai réussi à tenir une moyenne de 6L aux 100km alors que je n’ai vraiment pas ménagé cette DS4) et en étant très silencieux.
Au volant, il se dégage une bonne impression de sérénité et de sécurité, et finalement, (et comme beaucoup de voitures modernes à la position de conduite haute), le vrai problème est qu’il est difficile de respecter les limitations de vitesse, tant les bruits et les défauts de la route sont filtrés.

Conclusion
Elle n’est pas toute neuve, cette DS4, pourtant elle a toujours beaucoup de charme. Quand on voit que la concurrence allemande se renouvelle timidement (avec une extérieurement trop banale Audi A3), ou maladroitement (avec une face avant de nouvelle BMW série 1 au regard triste) mais aussi agressivement (avec une Mercedes Classe A totalement réinterprétée), on se dit que la DS4 peut encore rester dans la compétition (les progrès réalisés chez les nouvelles concurrentes d’outre Rhin se payant au prix cher).
A l’intérieur, la magie opère et les kilomètres passent sans le moindre souci. On regrettera seulement que la navigation dans les menus de la navigation (et surtout dans vos liste musicales) soit laborieuse. Par contre, au niveau technologique, et même si le Diesel 163ch est un grand plaisir à l’usage et à la pompe, il faut que Citroën planche sur quelques détails dont l’absence se fait de plus en plus sentir : du stop & start sur toutes les versions (et pas seulement sur les Diesel d’entrée de gamme), et une boîte robotisée à la hauteur des prétentions de la marque, c’est à dire une boîte double embrayage, le tout pour rivaliser en agrément de conduite et en consommation avec les leaders allemands.
En conclusion, avec cette voiture, Citroën prouve que la France peut encore rivaliser avec l’Allemagne sur le plan de la finition et de la présentation, mais reste encore un peu trop timide et conservateur sur le plan mécanique.
Notez enfin que le plus bel intérieur disponible sur DS4 est sûrement celui de la série spéciale Pure Pearl (présentée en fin de mois au le Mondial 2012, proposée sur DS4 et DS5 à partir de janvier 2013), en cuir brun « Criollo », sièges « bracelet de montre » et surpiqures bleues (qu’aucune Allemande n’osera proposer, alors que l’effet est superbe). Sur DS4, seul le (très bon) HDI 160ch sera disponible dans cette finition, associé pour la première fois dans la gamme à une boîte auto 6 vitesses. Intéressant, mais si cette boîte est celle que l’on connaît déjà trop bien chez Citroën, ce n’est pas une bonne nouvelle.

Les + :
+ Une ligne réussie
+ Un intérieur agréable
+ HDI 163ch efficace
+ Comportement routier excellent en toutes circonstances
+ Consommation contenue
+ Très bonne insonorisation
+ Détecteur d’angle mort efficace

Les – :
- Vitres arrière fixes + absence de ventilation aux places arrières
- Pas de Stop & Start sur toutes les versions
- Pas de boîte automatique correcte (une boîte double embrayage serait la bienvenue sur ce genre de voiture)
- L’habitacle commence à prendre de l’âge (écran GPS, présentation…)

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