4D Concrete watch : une montre automatique en béton

4D Concrete watch : une montre automatique en béton

Le béton est décidément à la mode : après quelques années à s’afficher de façon brute sur les bâtiments, il a fait son apparition sur une machine à café. Mais si on aime le béton, c’est au poignet qu’on peut désormais le porter avec la 4D Concrete Watch imaginée par le studio taïwanais 22 Design Studio. La 4D Concrete Watch n’est pas à proprement parler une nouveauté, puisqu’elle avait été lancée via Kickstarter en 2015. Mais son mouvement à quartz n’était pas du genre à nous satisfaire. L’erreur est en train d’être réparée, puisqu’après un lancement à Taïwan, la 4D Concrete Watch refera très prochainement l’objet d’une campagne de financement Kickstarter dans sa version mue par un mouvement automatique (un calibre suisse Sellita SW200). Le garde temps repose sur un principe très simple de 12 sections de cadran en relief, à la façon de 12 marches d’escalier en béton, qui figurent les heures. Il y a un petit côté luxueux au béton : impossible de le fabriquer à la chaîne à une cadence folle, puisque ce tout petit cadran nécessite tout de même 14 jours de durcissement. Le tout est monté dans un (assez épais, la faute à l’épaisseur du cadran) boîtier de forme tonneau en acier, ou, plus original, en laiton, pour se patiner avec le temps. Les aiguilles pliées à 90° offrent une belle originalité, elles sont faites du même métal que le boitier et agrémentées d’une discrète touche de matière luminescente pour la vision nocturne. La date est affichée à trois heures et est cerclée de béton sur les versions Minimal ou du même métal que...
Defy lab : Zenith écrit le futur de l’horlogerie suisse

Defy lab : Zenith écrit le futur de l’horlogerie suisse

Remplacer les organes régulateurs d’une montre mécanique, le duo balancier et spiral qui règne en maître sur l’horlogerie depuis 342 ans par quelque chose de plus simple et de plus fiable, beaucoup y ont pensé, et Zénith semble y être parvenu avec sa Defy Lab. Une seule pièce complexe de silicium mono cristallin remplace une trentaine d’éléments sur une montre classique, qui d’ordinaire nécessitent un assemblage, un ajustement un contrôle et une lubrification rigoureux. Le nouvel oscillateur gagne aussi en épaisseur : 0,5mm contre environ 5mm habituellement. Prenant quasiment le diamètre complet du cadran, cette nouvelle pièce est fascinante à admirer dans le premier modèle de la marque, avec sa fréquence d’oscillation, ou plutôt de vibration, de 15Hz à plus ou moins 6 degrés. C’est beaucoup plus rapide que n’importe quelle montre mécanique, en étant plus fiable avec seulement 0,3 secondes de décalage journalier (une précision conservée sur 95% de la réserve de marche), contre un décalage communément admis d’une dizaines de secondes par jour pour un mouvement certifié COSC! Cerise sur le gâteau, ce mouvement « consomme » moins malgré sa vitesse, puisque sa réserve de marche est de 60 heures, soit environ 10% de plus que le mythique El Primero. Cette merveille est disponible pour le moment uniquement sur le modèle Defy Lab de Zenith dans un boitier en aeronith : une mousse d’aluminium dont les pores sont remplis d’un polymère. C’est le plus léger des composites d’aluminium, mais je dois avouer que son look un peu façon « béton » me laisse de marbre. Proposé en édition limitée à 10 exemplaires (tous déjà vendus pour la modique somme de 29900...
Beolab 50 : tout le savoir-faire Bang & Olufsen dans une enceinte de salon

Beolab 50 : tout le savoir-faire Bang & Olufsen dans une enceinte de salon

Ca fait maintenant 92 ans que Bang & Olufsen sait faire vibrer nos intérieurs avec un son de qualité et un design irréprochable. Après les Beolab 90 qui célébraient les 90 ans de la marque de façon spectaculaire avec une débauche de technologies incroyable mais à un prix inabordable pour le commun des mortels, même les plus audiophiles, il était temps que sorte une version civilisée. Les Beolab 50 se posent désormais en remplaçantes des mythiques Beolab 5, à un prix à peu près semblable : 26000€ quand même. Mais pour le prix, vous pouvez avoir l’assurance que les Beolab 5 sont clairement dépassées. Un tweeter, 3 médiums et 3 woofers dotés chacun de leur propre amplificateur ICEpower de 300 watts, pour atteindre une bande passante surréaliste : 13 à 43000Hz. Et n’imaginez pas que ces enceintes sont bloquées dans l’écosystème B&O : avec des entrées numériques S/PDIF, optiques ou sans fil WISA, voire même USB, vous pourrez les alimenter directement en fichiers 24 bits 192kHz. Des entrées analogiques subsistent, mais pourquoi s’en servir ? Bang & Olufsen a pensé à ajouter un peu de magie mécanique maison en motorisant les lentilles acoustiques, qui se révèlent seulement quand l’enceinte s’allume. Côté finition, la carrosserie est habillée d’aluminium, et l’avant recouvert de tissu tandis que des lamelles de chêne parcourent les faces arrière. B&O devrait proposer d’autres essences de bois et une façade faite de carrés d’aluminium rappelant la calandre de certaines voitures… Mais ce sera plus tard si la production est lancée. Le système de compensation acoustique de la pièce hérité des incroyables Beolab 90 fait partie de la...
[test] Vila dos Orixas : au paradis des langoustes et des baigneurs

[test] Vila dos Orixas : au paradis des langoustes et des baigneurs

J’aurai mis du temps avant de publier cet article sur la suite (et fin) de notre trip au Brésil)… Mais les vrais bons plans, ça se mérite, non? Marre de Rio et besoin de détente un peu loin de la foule ? L’île de Tinharé est un paradis. Ses plages de sable fin sont sublimes, ses eaux claires et chaudes appellent à la détente, et l’hôtel Vila dos Orixas, idéalement situé en retrait de la civilisation, en constitue indéniablement une des perles. Quand on parle de retrait, c’est au sens propre. Que vous arriviez en bateau ou en avion (l’aéroport de l’île ne peut accueillir que de petits avions de tourisme, le port est petit, et aucun pont ne relie l’île au continent), il faut d’abord montrer patte blanche et s’acquitter du droit d’entrée sur ce petit paradis. Une fois cela fait, vous pourrez marcher dans la rue principale de la très animée Morro de São Paulo, seule ville de l’île, pour rejoindre un petit parking. Le seul parking de l’île d’ailleurs, puisque les voitures y sont plus ou moins interdites, et ne servent pas à grand chose étant donné l’absence de lien routier avec le continent et la petite taille de Tinharé. Sur ce parking, quelques buggys, minibus pour les rares resorts de l’île, et surtout, un bon vieux Land Rover Discovery au charme et au confort rustique qui vous mènera après un trajet d’une vingtaine de minutes sur une piste en pleine jungle jusqu’à l’hôtel Vila Dos Orixas. Boutique hôtel de charme, le Vila Dos Orixas est constitué de seulement dix chambres, ou plutôt dix bungalows en...
[Genève 2017] Le haut de gamme français sur 4 roues, 2 oreilles, et une montre

[Genève 2017] Le haut de gamme français sur 4 roues, 2 oreilles, et une montre

S’il fallait une preuve que l’automobile française se porte bien, on a eu l’occasion de l’avoir au salon de Genève avec la présence de PSA et Renault via deux marques premium : Alpine et DS… Et le détail qui fait plaisir, c’est qu’outre le made in France automobile, c’est aussi le made in France audio haut de gamme qui fait partie de la fête avec une présence hégémonique de Focal. C’est toujours un plaisir de voir renaître une marque mythique, et Renault a particulièrement réussi son coup en ressortant la berlinette A110 dans une superbe version 2017. Compacité, légèreté, performances (4 cylindre essence 1.8 de 250ch)… On dirait que tout y est, avec un superbe habitacle en bonus. On attend de voir tout ça en vrai pour être sûr que la qualité de l’assemblage est au niveau du visuel, mais ça sent très bon. Renault a opté pour l’excellent savoir-faire sonore de Focal avec un système minimaliste de 2 tweeter et 2 woofer/médiums seulement. Chez PSA, c’est le premier vrai SUV qui apparaît chez DS (après une DS4 pas vraiment berline, pas vraiment SUV, pas vraiment coupé…), le DS7 Crossback. Côté ligne, il y a du très bon avec par exemple les optiques avant et arrière particulièrement inspirées (les « diamants » motorisés à l’avant rappelant la DS 19 sont impressionnants pour un véhicule de série), et du moins bon avec un peu trop de chrome à mon goût (mais il en faut beaucoup pour le marché asiatique!) Pour les performances, il n’aura sûrement pas à rougir face à ses confrères d’outre Rhin puisque les motorisations de lancement débutent à 180ch...