ThirtyOne : un VAE français qui sort du lot

ThirtyOne : un VAE français qui sort du lot

Les vendeurs de vélos électriques ont tendance faire croire aux clients que l’assistance au pédalier est supérieure à l’assistance dans un moyeu. Si cet adage permet d’éviter de se retrouver avec un modèle d’entrée de gamme chinois qui envoie toute la sauce au moindre coup de pédale, le problème n’est pas aussi simple, et des marques comme Vanmoof prouvent qu’on peut faire d’excellents VAE en plaçant un moteur dans le moyeu. Aujourd’hui c’est la marque française ThirtyOne (31, comme le département de la Haute Garonne) qui se colle à l’exercice. Annoncé pour le moment uniquement sur Kickstarter, le Debut Hybrid est un vélo à assistance électrique qui reprend les bonnes pratiques initiées par Vanmoof ou Ampler : – La batterie est complètement invisible contrairement à certaines horreurs sur porte-bagage ou sur cadre, et il n’y a pas un amas de fils qui traînent comme sur certains concurrents français testés ici, avec en bonus un éclairage bien intégré. – Le moteur d’assistance est assez discret car placé dans le moyeu arrière qui reste compact. – La transmission est ultra simple (une simple chaine et pas de vitesses à passer), là encore c’est une vraie plus value en fiabilité contrairement à une Shimano eSteps par exemple. Une solution pratique pour les villes plates mais à oublier sur terrains valonnés. – Le porte-bagages à l’avant (que je préfère personnellement pour garder un oeil sur son chargement, même si le surpoids à l’avant n’est pas toujours pratique), ici encore proche de ce que fait Vanmoof, permet de charger différentes tailles d’objets avec deux sangles, plutôt qu’un panier qui aurait contraint les dimensions. –...
[test] C3 Aircross : Citroën est de retour

[test] C3 Aircross : Citroën est de retour

Le marché des SUV compacts est l’un des plus dynamiques du moment (80% des véhicules vendus du segment sont des SUV, et ça progresse encore!), alors pas étonnant que Citroën remplace son C3 Picasso par un petit SUV, en lui apportant la touche unique de la marque dans sa version 2017 « Inspired by you », en limitant les fausses notes. Essai sur les superbes routes de Corse. Design Avec sa frimousse désormais typique de Citroën, ses rondeurs, sa vitre de custode habillée d’une persienne (optionnelle, hommage lointain au montant C de la BX), ses touches de couleur contrastées (optionnelles), le C3 Aircross sort clairement du lot. Il ne plaira pas à tout le monde, mais son aspect rondouillard sans arrêtes vives, ses formes qui inspirent la robustesse sans agressivité devraient plaire à ceux qui cherchent une automobile sympathique plutôt qu’un SUV écrase-piéton. Et si vous avez peur des associations de coloris trop flashy présentées dans les pubs Citroën, regardez la version que j’ai essayée : c’est du bi-tonLes amateurs regretteront que le petit SUV ne reprenne pas les Airbumps qui dynamisaient beaucoup le profil du véhicule, qui paraît du coup très (trop ?) massif sur le modèle de série. A l’intérieur, on retrouve les codes inaugurés par le C4 Cactus et adaptés à la sauce C3 : planche de bord horizontale, écran tactile façon tablette, ou encore éléments spécifiques qui viennent renforcer la robustesse que se doit d’incarner un SUV, comme les aérateurs latéraux carrés empilés en vertical ou le cerclage du combiné qui devient un peu plus carré. La sellerie façon canapé aux touches de couleur vive sur certains...
Defy lab : Zenith écrit le futur de l’horlogerie suisse

Defy lab : Zenith écrit le futur de l’horlogerie suisse

Remplacer les organes régulateurs d’une montre mécanique, le duo balancier et spiral qui règne en maître sur l’horlogerie depuis 342 ans par quelque chose de plus simple et de plus fiable, beaucoup y ont pensé, et Zénith semble y être parvenu avec sa Defy Lab. Une seule pièce complexe de silicium mono cristallin remplace une trentaine d’éléments sur une montre classique, qui d’ordinaire nécessitent un assemblage, un ajustement un contrôle et une lubrification rigoureux. Le nouvel oscillateur gagne aussi en épaisseur : 0,5mm contre environ 5mm habituellement. Prenant quasiment le diamètre complet du cadran, cette nouvelle pièce est fascinante à admirer dans le premier modèle de la marque, avec sa fréquence d’oscillation, ou plutôt de vibration, de 15Hz à plus ou moins 6 degrés. C’est beaucoup plus rapide que n’importe quelle montre mécanique, en étant plus fiable avec seulement 0,3 secondes de décalage journalier (une précision conservée sur 95% de la réserve de marche), contre un décalage communément admis d’une dizaines de secondes par jour pour un mouvement certifié COSC! Cerise sur le gâteau, ce mouvement « consomme » moins malgré sa vitesse, puisque sa réserve de marche est de 60 heures, soit environ 10% de plus que le mythique El Primero. Cette merveille est disponible pour le moment uniquement sur le modèle Defy Lab de Zenith dans un boitier en aeronith : une mousse d’aluminium dont les pores sont remplis d’un polymère. C’est le plus léger des composites d’aluminium, mais je dois avouer que son look un peu façon « béton » me laisse de marbre. Proposé en édition limitée à 10 exemplaires (tous déjà vendus pour la modique somme de 29900...
[IAA 17] Quand l’Allemagne se met à l’électrique et que BMW fait la pub de Tesla.

[IAA 17] Quand l’Allemagne se met à l’électrique et que BMW fait la pub de Tesla.

Le salon de Francfort bat son plein et l’événement majeur à retenir c’est que les annonces sur des véhicules électriques concrets se font très nombreuses, autant voire plus que les nouveautés thermiques. Tous les constructeurs s’y mettent désormais, question de survie dans un pays marqué par le Dieselgate. Parmi les propositions intéressantes, il y a l’abandon par Smart de la motorisation thermique d’ici 2020. Enfin (je vous rappelle que la Smart électrique est la meilleure Smart) ! Mais il y a aussi leur proposition de véhicule urbain Vision EQ (ci-dessus, une bulle, assez moche, une proposition qui pourrait être sortie des années 90), sans pédales ni volant, où la Smart ne serait plus une voiture à acheter, mais un service de déplacement à la carte, façon Uber mais sans conducteur. Une solution idéale pour réduire le nombre de voitures dans les centres urbains sans prendre trop d’espace. Il y a aussi le développement d’une offre électrique complète chez VW, mais ça on s’y attendait : le passage à l’électrique est leur solution pour sortir de leur enlisement dans l’affaire des Diesel truqués. Pour l’IAA, c’était le SUV ID Crozz (ci-dessus) qui remplaçait l’ID Buzz de l’année dernière. Mais on attend toujours les modèles de série de cette fameuse gamme ID. Mercedes suit une stratégie proche avec sa gamme EQ, où les modèles semblent se placer en doubles électriques de la gamme thermique actuelle, en plus épuré. Le concept EQ A étant clairement le frère jumeau de la prochaine Classe A thermique. Chez Audi, c’est le côté autonome qui est le plus mis en avant des modèles, puisque le concept...
[test] VAE O2Feel Swan, avec transmission Shimano eSteps : il en fait peut-être trop

[test] VAE O2Feel Swan, avec transmission Shimano eSteps : il en fait peut-être trop

Depuis que grâce à eux, les mamies me challengent sur la piste cyclable, l’envie me titillait d’essayer des vélos à assistance électrique (ou VAE pour les intimes), en me focalisant sur des modèles typés ville et praticité pour un usage quotidien du genre trajet maison/boulot. Le premier à faire l’objet d’un test sur diisign (grâce à la gentillesse et à la réactivité de Shimano) est le Swan de O2Feel, équipé d’un système Shimano eSteps, qui a la particularité d’être doté d’une boîte de vitesse automatique à 8 rapports. Design Esthétiquement, le Swan est un vélo bien dessiné, au format hollandais ou col de cygne (d’où son nom), avec une large poutre principale à la finition noir satiné du plus bel effet. Les concepteurs ont opté pour une fourche suspendue, des grosses poignées en simili cuir, une selle bien large et rembourée montée sur une tige suspendue… Le Swan est clairement un vélo fait pour le confort. Un grand regret côté design : tous les éléments manquent clairement d’intégration alors qu’O2Feel a dessiné ce cadre uniquement pour être électrifié. J’aurai aimé une batterie intégrée (et quasi invisible de préférence) et pas en position porte bagage. Idem pour l’éclairage : pourquoi recourir à des lampes fixées fragilement sur les gardes boue plutôt qu’un éclairage intégré ? Le pire, ce sont les câbles de ces lampes, le capteur magnétique de rotation (sur la roue arrière), ou encore le câble de connexion de la boîte de vitesse, particulièrement exposé sous le cadre (vous allez voir que ce dernier m’a posé des problèmes). Le Swan est né comme vélo électrique, mais à le regarder...